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LivresAnnuaires météorologiques • Du temps des froids
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Du temps des froids
chaleur amassée peut encore se maintenir, mais ne s'accroît plus, à moins 
qu'un vent méridional ne parvienne à y contribuer. Lorsqu'on est parvenu en 
fructidor, la chaleur amassée décroît insensiblement ; il ne fait chaud que 
dans les heures médianaires, et s'il se produit encore des chaleurs aussi 
grandes ou plus grandes que les plus fortes des jours thermiques ; ce sont des 
cas extraordinaires.
 

Rien assurément ne fut plus remarquable que l'état du ciel, presque 
constamment stationnaire pendant les jours thermiques de l'an VIII et de l'an XI 
; et tout le monde en effet fut frappé de la longue et opiniâtre sécheresse 
qui eut lieu dans l'été de ces deux années, ainsi que de l'opiniâtreté du 
vent à souffler du nord-est, ou à y repasser, lorsque quelque cause l'en avoit 
écarté.
 

Du temps des froids.

A la suite d'un refroidissement graduellement accru pendant la médiane 
d'automne, et la première moitié de la solsticiale d'hiver, il se produit 
ordinairement quelques jours après le solstice austral, une série de temps 
froids, assez souvent soutenus ou tenaces, et qui sont ordinairement les plus 
intenses et les plus rigoureux de l'hiver.
 

Le temps des froids comprend une durée d'environ quarante jours, qui sont en 
opposition avec les jours thermiques, et auxquels on pourrait donner le nom de 
jours glaciaux ; 
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Auteur et directeur de publication : Pietro CORSI, pietro.corsi@history.ox.ac.uk
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