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LivresPhilosophie zoologique • CHAPITRE III. De la sensibilité physique et du mécanisme des sensations.
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CHAPITRE III. De la sensibilité physique et du mécanisme des sensations.
Comment concevoir qu' aucune partie quelconque d' un corps vivant puisse avoir 
en elle-même la faculté de sentir, lorsque toute matière, quelle qu' elle 
soit, ne jouit nullement et ne sauroit jouir d' une pareille faculté !
 

Certes, c' étoit commettre une grande erreur que de supposer que les animaux, 
et même les plus parfaits d' entre eux, avoient certaines de leurs parties 
douées du sentiment. Assurément, les humeurs ou les fluides quelconques des 
corps vivans, non plus que leurs parties solides, quelles qu' elles puissent 
être, ne possèdent pas la faculté de sentir.
 

Ce n' est que par un véritable prestige que chaque partie de notre corps, 
considérée isolément, nous paroît sensible ; car c' est notre être en 
entier qui sent, ou plutôt, qui subit un effet général, à la provocation de 
toute cause affectante  qui y donne lieu ; et comme cet effet se rapporte 
toujours à la partie qui fut affectée, nous en recevons dans l' instant la 
perception, à laquelle nous don- [donnons] 
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Auteur et directeur de publication : Pietro CORSI, pietro.corsi@history.ox.ac.uk
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