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borner aux considérations relatives à la forme générale des nuages.

Si le brume étoit toujours régulièrement répandu et disséminé dans cette 
région inférieure de l'atmosphère que je nomme région des vapeurs, et 
qu'aucune cause ne vînt jamais en rapprocher, et même en amonceler les 
vésicules, pour en former des masses isolées ; ce brume troubleroit à la 
vérité la transparence de l'atmosphère, sur-tout s'il étoit abondant ; mais 
il ne formeroit pas de nuages proprement dits. Cet état de choses se rencontre 
quelquefois ; on l'observe même assez souvent dans le cours de l'hiver en nos 
climats : c'est ce que je nomme temps brumeux.
 

Deux causes ont la faculté de déranger la régularité avec laquelle les 
vésicules brumeuses seroient dispersées dans l'air, si ces causes n'existoient 
jamais ; mais lorsqu'elles agissent, soit concurremment, soit séparément, 
elles parviennent facilement à rassembler ces vésicules par espèce de masses 
isolées, et en forment alors les nuages que tout le monde connoît.
 

L'une de ces causes est très-connue ; elle réside dans la diversité des 
mouvemens de déplacement auxquels la masse d'air commun qui remplit la région 
des vapeurs est si souvent assujettie. En effet, les différens courans d'air 
(les vents) qui s'établissent si communément dans la masse même des fluides 
de l'atmosphère, et sur-tout dans ceux de la région des vapeurs, déplacent, 
mélangent et cumulent 
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Auteur et directeur de publication : Pietro CORSI, pietro.corsi@history.ox.ac.uk
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