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LivresMémoires de physique et d'histoire naturelle
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cet endroit, un mélange de rayons jaunes et de rayons bleus qui produit la 
couleur verte qu’on remarque dans l’arc-en-ciel et dans le prisme ; mais 
qu’on ne rencontre point dans la série naturelle des couleurs, parce que 
cette couleur verte, comme cent mille autres, n’est qu’un mélange de 
couleurs naturelles déplacées de leur ordre.
 

Moins occupé maintenant de démontrer cette vérité, dont j’ai exposé le 
principe dans mon troisième Mémoire (2), et que j’ai d’ailleurs 
suffisamment développé, à ce qu’il me semble, dans le second volume de mes 
Recherches (3) ; je vais passer sur le champ à l’exposition de la découverte 
que j’ai faite du moyen de fixer d’une manière invariable, la connaissance 
des colorations que l’on veut indiquer par le discours.
 

67. Depuis long-tems je sentais avec tous les naturalistes combien il était 
désagréable et même désavantageux au progrès des sciences, de ne pouvoir 
indiquer par le discours, avec une certaine précision, les couleurs des objets 
que l’on observe ; et de ne pouvoir assigner dans les descriptions que l’on 
donne de ces objets, ce genre de caractère qui, quoique très-variable dans un 
grand nombre de cas, n’en est pas moins, dans beaucoup d’autres, 
très-utile, et quelquefois même nécessaire à déterminer.
 

J’étais accablé par l’idée qui me rappellait que

(2) Paragr. 45 et 46.

(3) N°. 603 à 630.
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Auteur et directeur de publication : Pietro CORSI, pietro.corsi@history.ox.ac.uk
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